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Où acheter sa maison dans le Vaucluse et dans le Luberon ?

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Qu'est-ce que le triangle d’or du Luberon en provence ?

Le triangle d’or du Luberon est une expression datant des années 1970-1980 reprise par certains journaux comme le Méridional pour désigner une partie de la vallée du Calavon, au nord de la montagne du petit Luberon.

Ce triangle touristique a pour base le petit Luberon avec ses vieux villages perchés que sont Oppède-le-vieux, Ménerbes, Lacoste et Bonnieux et possède pour sommet le village de Gordes et d’autres villages perchés de grand charme tel que Joucas, Murs et Roussillon.

Dès la fin de la guerre, certains villages commencent à attirer du tourisme. Mais les changements de propriétaires par ventes d’immeubles bâtis sont rares. Les mas sont donnés aux enfants avec leurs terres, les nouvelles constructions sont très rares. Les quelques arrivants achètent des maisons de villages, des cabanons et mazets.

L’histoire d’avant l’appellation de « triangle d’or du Luberon » est directement liée à celle des communes qui la composent. Elle est riche et ancienne (anciennes voies romaines, nombreux oppidums) avec des périodes plus ou moins calmes ainsi que de grands bouleversements.

Les artistes sont attirés par ces villages perchés au cachet unique comme Gordes ou encore Roussillon et ses couleurs ocrées inhabituelles. « Depuis plus de quarante ans, le Luberon «surfe» sur une notoriété qui ne s’est jamais démentie et qui a fait de cet arrière-pays provençal, longtemps délaissé, l’une des zones de villégiature estivale les plus convoitées d’Europe. Rien à voir donc avec le temps où l’on y devenait propriétaire pour une bouchée de pain et où les autochtones regardaient d’un air amusé les artistes venus investir les vieilles pierres, abandonnées par leurs aïeux quelques décennies plus tôt1. En près d’un demi-siècle, la mise en désir et la valorisation de ce refuge estival pour Parisiens branchés ont sans cesse été renouvelées et ont édifié un véritable haut lieu ».

Les années 1960 et 1970
« Dans les années 1950, le Festival d’Avignon et l’aventure des villages à vendre inventée par l’association Alpes-Lumières précipitent le renouveau du Luberon. Ce dernier s’affirme alors en espace de vie et de méditation pour les milieux artistiques d’après-guerre. Les villages perchés abandonnés depuis plusieurs décennies s’affirment en espace de vie et de méditation pour les milieux artistiques d’après-guerre. Trois villages — Gordes, Roussillon, Bonnieux — deviennent les cadres privilégiés de cette intense valorisation. Trois villages pour les trois sommets du triangle d’or qu’ils définissent, véritable cœur originel du Luberon1 ». Dans les années 1960, la croissance économique (nous sommes au cœur des Trente Glorieuses) et l’avènement des congés payés lancent la mode des vacances et des résidences secondaires. Le Luberon n’échappe pas à cette mode, mais reste l’apanage d’artistes et de quelques privilégiés fuyant les masses touristiques de la Côte d’Azur. Dans le début des années 1970, les agences immobilières se comptent sur les doigts d’une main.

À la fin des années 1970, la notoriété du Luberon est devenue internationale. Les petits mas à retaper et les villages perchés en ruines se sont faits rarissimes dans l’initial triangle d’or. Les professionnels de l’immobilier et les agriculteurs locaux face à une demande accrue proposent des biens à ses environs immédiats, Si le triangle d’or continue à jouer son rôle attractif de lieu à la mode où il importe de se montrer, de nouveaux villages deviennent à la mode dans le Luberon. Le triangle d’or bénéficie encore d’une rente de situation car « l’intensité de la pression foncière y perdure, conforte la hausse des prix et se traduit par un verrouillage du marché par les élites ». Ailleurs le niveau moins élevé des prix ravit une nouvelle clientèle moins fortunée mais aussi enthousiaste.

Les années 1980 – 1990
À partir du milieu des années 1980, les choses commencent à s’accélérer. Les moyens de transport se développent et les temps de trajets pour venir dans le Luberon se réduisent. La décentralisation des pouvoirs a eu lieu et le Luberon, sous l’initiative de certaines communes comme Gordes, devient un lieu protégé et à protéger contrairement à la Côte d’Azur qui se bétonne (nous sommes avant la loi littoral). C’est comme cela que Gordes va adopter le plan d’occupation des sols le plus strict du département de Vaucluse2 et l’un des plus stricts de France. Par la suite, d’autres villages vont aussi chercher à se développer tout en se protégeant. D’autres, sous la pression urbaine, vont choisir l’aménagement de lotissements, mais tous vont vers la fin des années 1990 et le début de ce siècle revenir vers une plus grande qualité de protection de leurs communes et commencer à soigner leur esthétique.

Au milieu des années 1980, le Luberon, pour les habitants des agglomérations marseillaise et avignonnaise, passe du statut d’arrière-pays et d’espace de loisirs de proximité, à celui de possible zone résidentielle. Tout ce qui est à vendre est convoité et le marché est saturé par la demande. En vingt ans, cette pression urbaine s’est encore accrue. Principale cause, l’effet TGV qui se combine avec celui des 35 heures. Comme l’explique Cécile Helle, maitre de conférence à l’université d’Avignon « De week-ends prolongés en courts séjours, les résidences secondaires n’ont plus de secondaires que le nom et la fréquentation touristique d’occasionnelle devient permanente »

Influences urbaines de proximité
Vers la fin des années 1980, les centres urbains d’Avignon à l’ouest et de Marseille-Aix au sud ébranlent l’organisation immobilière du Luberon. Le développement du bâti accroit la demande qui s’éloigne de plus en plus du triangle d’or initial. Son éloignement relatif, son extrême valorisation et sa cherté, en font la chasse gardée des plus riches, c’est à l’extérieur de pôle que se développent les affaires.

Influences urbaines lointaines
Les années 2000 avec la réduction du temps de travail, les week-ends prolongés et les courts séjours permettent aux plus aisés de profiter du Luberon. Sa fréquentation, d’occasionnelle devient permanente. « Les nouvelles constructions se diffusent sur les versants, aux abords des noyaux villageois et le long des axes structurants. L’identité paysagère du Luberon, arrière-pays provençal, tend à disparaître laissant place aux paysages informes caractéristiques des espaces périurbains ». L’Ouest et le Sud, grâce aux gares TGV d’Aix-en-Provence et d’Avignon, commencent à se confondre avec des banlieues résidentielles plus qu’à des zones touristiques.

Le Luberon, un arrière-pays en voie de métropolisation…