Les actualités de notre agence Provence Luberon Sotheby’s International Realty

Village du Vaucluse : Menerbes

Village du Vaucluse : Menerbes

Repaire de peintres et célébration de la truffe

Petit village perché en Vaucluse, situé dans le Parc Naturel Régional du Luberon et totalement intégré à un espace naturel calme et sauvage où il fait bon vivre. C’est cette atmosphère agréable et tranquille, éloignée des problématiques urbaines et des contraintes citadines, qui attache tant les Ménerbiens à leur cadre de vie et qui a attiré, de tous temps, de nombreux visiteurs anonymes, des artistes, des hommes illustres, désireux de s’imprégner de l’authenticité et de la simplicité du lieu et de ses habitants.

Village agricole et viticole avec une tradition industrielle liée à l’extraction et au travail de la pierre, Ménerbes est doté d’un patrimoine riche et diversifié – tant sur le plan architectural, historique et culturel, que naturel et gastronomique – qui donne lieu à un fort potentiel d’activités touristiques. De plus, la présence et le passage, dès le début du XXème siècle, de nombreux peintres et écrivains a donné au village une identité artistique prédominante qui perdure aujourd’hui dans les diverses actions culturelles locales.

Ménerbes connait aussi une vie locale très active avec ses nombreux artisans, commerçants et un tissu associatif fortement engagé pour la commune et ses habitants. Tous ces acteurs s’associent tout au long de l’année pour l’animation du village et l’organisation d’évènements culturels et touristiques de qualité tels :
Le Marché du Pain, du Vin et du Fromage de Chèvre le 11 Mai,
Des concerts tout au long de l’année,
Le Festival Oenovidéo en Juillet,
La Fête des Vins du Parc Luberon, le 29 Juillet,
Cinéma en plein air en Juillet et en Août,
La Fête Votive au mois d’Août,
La Journée du Patrimoine : Visite du Village, de l’Abbaye Saint-Hilaire,
La Foire au Santons le 8 et 9 Novembre,
Le Marché de la Truffe le 28 Décembre.
Visiteur d’un jour ou résident, nous vous incitons vivement à venir partager ces moments conviviaux et festifs, à découvrir la richesse de notre village, à vous approprier son patrimoine et ses espaces de vie collective pour apprécier pleinement, ensemble, la qualité de vie de notre territoire, avec respect des lieux.

L'histoire de Ménerbes :

Territoire habité dès le paléolithique fût envahi quelques siècles avant notre ère par des peuplades venues d'Europe centrale. Vulgientes, Vordenses d'abord, puis les Ligures, les Grecs et les Romains. Ménerbes, dont le nom rappelle celui de la déesse romaine Minerve, était une étape sur la Via Domitia qui reliait Rome à Cadix.
Au Moyen-Age, les Germains, les Alains, les Vandales, les Ostrogoths occupent la vallée du Rhône et du Comtat.
C'est au prieuré Saint-Hilaire que s'arrêta Saint-Louis de retour des croisades. Des moines l'habitèrent jusqu'à la Révolution.
General-Baron-Robert

En 1215, lors du Concile de Montpellier, Simon de Monfort obtint le Comté de Toulouse et le Comtat fut attribué à l'Église. Ménerbes, village déjà fortifié, marquait la limite sud du Comtat Venaissin.
Un des grands moments de l'histoire de Ménerbes se situe au 16ème siècle lors des guerres de religions.
Le village enlevé par surprise par les Huguenots fût occupé de 1573 à 1578 et soutint un siège de la part des troupes catholiques appartenant au Pape et au Roi de France. La tour Cornille fut détruite à cette époque.
En 1781, le Comte de Rantzau, capitaine du Roi de Danemark, se réfugia à Ménerbes, vécut dans l'hôtel Tingry jusqu'à sa mort en 1789 et fut enterré dans le jardin de la Citadelle.
La Révolution Française provoqua un bouleversement et Ménerbes, comme tout le territoire papal, sera annexé en 1793.
Destination touristique par excellence, Ménerbes a attiré de nombreux artistes et attire toujours « les migrants pacifiques » du monde entier.

A voir absolument

Le Castellet (Privé)
La construction originelle était médiévale. Avant-poste lors du siège de Ménerbes, le petit château conserve des reste du temps où il était une forteresse. Il permit à ses occupants une étonnante résistance. Cette demeure où vécut Nicolas de Staël, est toujours la propriété de sa famille.

Eglise St Luc
L'église Saint-Luc
Sur le parvis de l'église se réunissaient les consuls et les échevins. Elle a été reconstruite au 16ème siècle sur les bases de l'église Saint-Sauveur. Aujourd'hui, Saint-Luc fait l'objet d'une restauration globale, avec l'aide de l'Etat, des donateurs privés de la Fondation pour Ménerbes et du World Monuments Fund.

Vieux cimetière
Le vieux Cimetière
Certaines familles peuvent encore y enterrer leurs défunts.
La clef peut être demandée pour de bonnes raisons à la mairie.

Porte Saint Sauveur
L'une des deux portes d'entrée du village au Moyen-Age.

Belvedere
Les Belvédères
Beau point de vue sur la vallée du Calavon, les monts du Vaucluse et le Ventoux d'un côté, sur les carrières de pierre et le Grand Luberon de l'autre.

Le Campanile
Bâtiment du 15ème siècle, le campanile a abrité la mairie jusqu'en 1977. Les deux belvédères offrent une vue superbe, d'un côté sur le grand Luberon, la vallée et les carrières de pierre, de l'autre sur le Luberon.

Notre-Dame des GrâcesLa chapelle Notre-Dame des Grâces
Construite par les Ménerbiens en action de grâces pour avoir été épargnés par la peste en 1720. Le peintre russe G. de Pogedaieff l'a décoré de fresques. Le bâtiment a été restauré par Ménerbes-Patrimoine.

Maison Dora Maar
La Maison Dora Maar et son jardin (privé)
Construite au 18ème et 19ème siècle par le Général Baron Robert, Gouverneur de Tortosa, pendant les guerres de Napoléon en Espagne. Cet hôtel particulier fût acheté par Dora Maar, peintre, photographe, modèle et maîtresse de Picasso. Ils ont vécu à Ménerbes en 1945. Aujourd'hui, cette maison a été complètement restaurée et elle est devenue une résidence pour artistes. Superbe jardin, ouvert au public, lors de manifestations culturelles.

Clovis Hugues
Statue de Clovis Hugues
Fils d'un meunier, né à Ménerbes en 1851, il est devenu député de Marseille et de Paris. D'un tempérament fougueux et révolté, il a passé quatre années en prison. Félibre et poète très inspiré par Victor Hugo, il a laissé son oeuvre et son nom à l'école de Ménerbes et à un collège de Cavaillon. Mort en 1907.

Citadelle (privé)
Construite dans son état actuel après le siège de Ménerbes. Il existait depuis le Moyen-Age des fortifications, des habitations et la fameuse tour Cornille qui a été détruite pendant le siège. Son aplomb et la ligne de crête du village ont donné une bonne raison à Nostradamus de de décrire Ménerbes "navire dans l'océan des vignes". Les gouverneurs étaient nommés par les Papes jusqu'à la Révolution et l'annexion du Comtat Venaissin par la France en 1793.

Chapelle St Blaise
La Chapelle Saint-Blaise
Construite en 1734 par la Confrérie des Pénitents Blancs, elle possède un plafond en bois avec une rosace remarquable et un choeur magnifique. Pendant la période révolutionnaire, elle a servi de salle de réunion républicaine et sa façade a été malheureusement très abîmée.Aujourd'hui, lieu de culte pendant la période hivernale.

Dolmen de la Pitchoune
Le dolmen de la Pitchoune
Peu visible du bord de la D3, mais réel vestige d'une période ( 2000 ans avant JC). Découvert au 19ème siècle, il fût identifié en 1850 par l'abbé André. C'est le seul dolmen du Vaucluse.

Musee-Tire-BouchonMusée du tire-bouchon

Le musée du tire-bouchon présente plus de 1200 pièces du 17ème siècle à nos jours.
Du premier tire-bouchon en acier forgé à la main, à l'objet d'art en or massif, en ivoire ou en argent, voyagez à travers les siècles et les pays en découvrant cette collection unique.
Au pied du village, Route de Robion, le musée fait partie du Domaine de la Citadelle.
Visite des caves, du jardin de cépages, dégustation. Boutique et librairie. www.domaine-citadelle.com

Maison de la truffe et du vin

L'HISTOIRE DU LIEU
L’Hôtel d’Astier de Montfaucon, construit au 17ème
et au 18ème siècle, appartient à la mairie de Ménerbes
depuis 1751. Il fut hospice municipal pendant le 19ème siècle et école de garçons jusqu’en 1953. En 1955, le bâtiment a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et réhabilité en 2004.

UN LIEU DE DECOUVERTE
La Maison de la Truffe et du Vin du Luberon est un espace
de connaissance du monde de la truffe et du vin du grand Sud-Est.
Ouverture tous les jours du 1er avril au 31 octobre
de 10h00 à 12h30 et de 14h30 à 18h00.
Hors de ces dates tél 04 90 72 38 37

UNE OENOTHEQUE
Les caves accueillent l'oenothèque du Parc Régional du Luberon regroupant en un seul lieu
tous les producteurs de vins de celui-ci soit les appellations AOP Luberon, Ventoux et Pierrevert.

Les vins y seront vendus aux prix des caves ou domaines.

Des dégustations gratuites sont proposées d'avril à octobre.
Possibilité d'expédition en panachant les domaines et les bouteilles à volonté.

LA BOUTIQUE
Vous y trouverez des produits à base de truffe et bien sûr en saison des truffes fraiches (Melanosporum en hiver et Aestivum en été),une interressante librairie de livres sur la Provence, le vin et la truffe, des produits régionaux, ...
Il est également possible de commander vos truffes par correspondance, livraison en express

Restaurant la maison de la Truffe LE BAR A VIN & LE RESTAURANT
C'est dans notre magnifique jardin à la française que nous vous proposons de venir dès les beaux jours déguster un verre en toute sérénité.
Dès 12h30 et jusqu’à 17h00 notre chef vous propose des spécialités à la truffe (tortellinis à la truffe Aestivum, omelettes ou brouillades à la truffe Melanosporum, ... ) sans oublier sa pomme Isabelle étonnante alliance de la pomme et d’un caramel truffé …

Réservations conseillées par téléphone au : 04 90 72 38 37

Maison Jane Eakin

Le village de Ménerbes dans le Luberon recèle en son cœur, dans l’une de ses rues les plus pittoresques, une maison enchantée. C’est une maison qui se visite désormais depuis le 1er novembre selon la volonté de celle qui l’habita près de quarante années, la peintre américaine Jane Eakin. Elle y a vécu heureuse jusqu’à son décès en décembre 2002. Les murs gardent l’écho de son rire joyeux, de sa voix gaie et généreuse, de la musique qu’elle aimait écouter, celle particulièrement de son ami Isaac Stern.


C’est avec beaucoup d’émotion que vous découvrirez le parcours rare de cette femme qui, très jeune, quitta New York pour s’installer à Paris, puis à mi-chemin de sa vie à Ménerbes pour une vie toute simple après celle, brillante, dans deux des plus belles capitales du monde artistique. C’est en osmose to-tale avec la nature que son inspiration a trouvé sa plus belle expression, celle d’une femme en accord avec elle-même, heureuse et paisible, entourée d’amis, de fleurs, de chats et de chiens, une façon de nous transmettre par ses œuvres la beauté du monde et mettre au bûcher toutes ses vanités.


Issue d’un milieu aisé, elle naît le 23 octobre 1919 à Pittsburgh en Pennsylvanie dans une famille unie. Très vite conscients de ses qualités artistiques et très compréhensifs, ses parents la soutiennent dans ses études à l’école des Beaux-Arts de Pittsburgh, puis à New York, où elle continue de se former, et à Paris à l’illustre Académie Julian. C’est en enseignant l’art que débutera sa vie artistique. Durant sa période parisienne, elle est mariée à un journaliste économique très influent, et malgré une vie relativement mondaine, elle découvre l’envie de devenir peintre, de posséder un atelier. Elle le fera dans le grand appartement qu’ils occupaient. Elle mènera ainsi deux vies tout aussi passionnantes l’une que l’autre, entre son atelier et les réceptions qu’elle organisera pour la carrière de son mari.


Son ami Joe Downing aimait raconter qu’elle recevait le Général de Gaulle et maintes personnalités politiques de l’époque qui purent côtoyer, loin du brouhaha des ministères, sa beauté et son agréable compagnie. Elle croisera le chemin du peintre Giorgio de Chirico, nouera une amitié fidèle avec Françoise Gilot et le célèbre photographe Gjon Mili fera d’elle de superbes portraits. Chaque année aussi, elle aura à cœur avec Isaac Stern d’aller à Prades retrouver leur ami Pablo Casals. D’autres activités la passionneront encore hors de son atelier, l’écriture puisqu’elle publiera deux livres, l’illustration aussi pour des magazines américains tels que Vogue, Life, Look, Flair et bien d’autres, la direction artistique d’un film d’Irwin Shaw A la française en 1962, les décors d’une pièce de théâtre The immortal Husband de James Derrill qui sera présentée en 1969 au Festival de Théâtre de Dublin et enfin l’amitié d’une vie avec la grande actrice américaine Uta Hagen.


C’est une vie riche de rencontres, entre New York et Paris, et durant ces années-là, celle avec Joe Downing et son ami Emmanuel Wardi, jeunes voisins de ce couple célèbre. Une amitié sans failles, discrète et intense, qui la persuadera, après une rupture douloureuse, de venir s’installer dans le village de Ménerbes, pour être libre de peindre. En effet, depuis quelques années, Joe Downing délaissait son appartement du Marais pour retrouver son atelier dans ce Luberon sauvage des années 7o. C’est ainsi qu’ils seront à nouveau de proches voisins.


Des dizaines d’expositions ont jalonné son parcours. New York, Londres, Genève, Bruxelles, Cannes, Monte-Carlo, Lyon, Montpellier, Casablanca aussi où elle séjournera dans les années 6o, puis en Provence, à Gordes, l’Isle sur la Sorgue et Ménerbes jusqu’aux derniers jours.


Le village de Ménerbes et son Maire, Yves Rousset-Rouard, mesurent à sa juste valeur le geste généreux de l’artiste. Cet « héritage » qui représentait un geste d’affection et de reconnaissance de sa part et qui, par l’ampleur et la qualité de son œuvre, est une richesse artistique qui permettra à chacun de se nourrir de la joie de vivre qui était la sienne.
« J’ai aimé l’art sous toutes ses formes. J’ai étreint la vie et j’ai eu la joie d’en avoir le retour », disait-elle.
Après la rénovation du lieu et la mise aux normes menées par la Mairie, c’est Jean-Pierre Borezée, scénographe, qui a conduit avec le Fonds Jane Eakin la présentation de ses œuvres. Cette maison enchantée est désormais ouverte à tous.
Site Internet : www.jane-eakin.com